L’ingénieur acteur de l'industrie du futur
aéronautique, spatiale et défense

École Nationale Supérieure
pour la Performance Industrielle et la Maintenance Aéronautique

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[Dossier #11] Les objets connectés

Retour sur la conférence-débat
La miniaturisation des objets, la réduction des coûts, leurs capacités toujours plus grandes à traiter l’information, à s’associer en réseau ad hoc pour communiquer entre eux, font que leur diffusion dans notre environnement sociétal suit une loi exponentielle. De plus, l’évolution des objets technologiques issus des laboratoires de recherche suscite un intérêt croissant sur le couplage entre leur conception et leur usage. La prise en compte du facteur humain doit être intégrée aux approches scientifiques et expérimentales traditionnelles du domaine des sciences dures.

Objets connectés

Selon une étude du cabinet de recherche américain Gartner1, il y aurait 8,4 milliards d’objets connectés à internet à travers le monde. En 2020, toujours selon Gartner, ils seront 20,4 milliards. 80 milliards si l’on se fie aux chiffres du cabinet français Idate2. Si ce marché en pleine expansion représente de formidables opportunités économiques, il devra s’attacher à répondre à des enjeux techniques et sécuritaires.

1Gartner Inc. est une entreprise américaine de conseil et de recherche dans le domaine des techniques avancées
dont le siège social est situé à Stamford au Connecticut.

2IDATE DigiWorld est l’un des instituts européens les plus renommés sur l’économie numérique. Il est spécialisé dans les marchés télécoms,
Internet, médias et territoires numériques.

Comment Bordeaux INP et ses écoles préparent les futurs ingénieurs à répondre aux défis de ce secteur ? 

 

Des formations de haut niveau

 

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Dans le domaine de la transformation numérique et des objets connectés plus particulièrement, l’ENSC – Bordeaux INP et l’ENSEIRB-MATMECA – Bordeaux INP disposent d’une forte expertise en termes de formation, de recherche et de transfert.

Ces dernières dispensent en effet des formations pluridisciplinaires et transversales en ingénierie cognitique et systèmes communicants et simulation. 40% des enseignants et enseignants-chercheurs de Bordeaux INP sont par ailleurs spécialisés dans ce secteur. L'établissement est ainsi reconnu comme un centre de compétences reconnu dans le domaine des objets connectés.

Plus précisément, l’expertise de l’ENSC – Bordeaux INP porte à la fois sur la conception centrée utilisateur pour élaborer ces objets et sur l’analyse des usages qui vont découler de leur multiplication dans notre quotidien. La cognitique apporte à l’ingénierie de conception les éléments pour tenir compte des capacités, limites et préférences humaines. Les objets connectés vont largement contribuer à ce qui se dessine comme une intelligence augmentée, tant sur le plan individuel que collectif.

Quant à l’expertise de l’ENSEIRB-MATMECA – Bordeaux INP, elle concerne l’ensemble du spectre technique nécessaire au déploiement de projets d’objets connectés : électronique (systèmes embarqués, capteurs, composants, gestion de l’énergie…), télécommunications (réseaux 5G), informatique (collecte et traitement des données, sécurité, programmation…). Le FabLab EirLab, hébergé au sein de l’école, apporte également son savoir-faire sur le prototypage rapide des systèmes d’objets connectés qui permet de valider les usages en situation réelle.

Au total, ce sont près de 1400 élèves-ingénieurs, dont 20% d’étudiants étrangers, en formation dans le domaine de la transformation numérique : usages et hybridité / systèmes communicants / simulation, et 770 personnes formées via la formation professionnelle continue.

Une recherche d'excellence

 

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Dans le cadre du continuum Formation – Recherche – Transfert, que Bordeaux INP s’attache à garantir, l’établissement s’appuie également sur les compétences et connaissances de 4 laboratoires de recherche dont il est co-tutelle : l’IMS (Laboratoire de l’Intégration du Matériau au Système), le LaBRI (Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique), l’IMB (L’Institut de Mathématiques de Bordeaux) et l’I2M (Institut de Mécanique et d’Ingénierie).

Au sein de ces laboratoires, les enseignants-chercheurs de Bordeaux INP participent activement aux projets de recherches liées à la transformation numérique :

  • Internet des objets : ensemble massif de capteurs et circuits interconnectés via l’internet
  • Ingénierie du facteur humain et des interfaces Homme-Système / Expérience utilisateur (UX)
  • Knowledge expérience (KX) et représentations partagées / Gestion et technologies des connaissances et des compétences
  • Humain augmenté / Technologie de suppléance
  • Robotique et cobotique
  • Simulation numérique
  • Traitement des données massives (big data)

Ils sont également impliqués au sein de : 

  • 8 équipes-projet communes Inria [Lire le dossier]
  • 1 cluster d’excellence : SysNum 
  • 1 groupement d’intérêt scientifique avec Thales : GIS ALBATROS
  • 1 laboratoire commun avec Thales Avionics et Thales Systèmes Aéroportés : HEAL (Human Engineering for Aerospace Lab)

Des liens forts avec l'entreprise

 

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Quant au volet « Transfert de technologie » et aux liens qu’entretient Bordeaux INP avec le monde socio-économique, ils se matérialisent d’une part par la création de la Chaire STAH.

Créée sous l’impulsion de la région Nouvelle-Aquitaine et de Bordeaux INP, la Chaire STAH (Systèmes Technologiques pour l’Augmentation de l’Humain) a pour objectif de structurer de manière interdisciplinaire la formation, la recherche et le transfert des savoirs et savoir-faire entre les laboratoires, les établissements d’enseignement supérieur et le monde socio-économique. La dernière matinale de l’augmentation de l'humain3 était d’ailleurs consacrée aux Objets connectés et à la cognition.

Dautre part, Bordeaux INP participe activement à plusieurs pôles de compétivité et clusters et héberge près de 20 structures et start-up dans le domaine des objets connectés.

3Les « Matinales l’Augmentation de l’Humain » sont une série de rencontres thématiques autour d’un petit-déjeuner d’échanges.
Le principe est de réunir autour d’un thème,2 à 3 industriels (PME/PMI et/ou Grands Groupes) acteurs
sur des marchés différents, qui interagissent sur la portée de ce thème pour leur produit/service ou marché

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